22.05.2008

Retraites : non aux 41 ans!

La loi Fillon de 2003 sur les retraites avait prévu la possibilité de
passer aux 41 annuités, à condition d'avancer sur la prise en compte de
la pénibilité au travail, l'emploi des séniors et la revalorisation du
niveau des pensions de retraite. Alors que le Gouvernement recule
devant toute avancée dans ces domaines pour ne pas contrarier le Medef,
il décide néanmoins de passer en force, par décret, en allongeant une
fois de plus la durée de cotisation donnant droit à des pensions de
retraites complètes.

Avec l'allongement de la durée des études qui retarde l'entrée dans la
vie active, la précarisation du travail, l'augmentation du nombre de
travailleurs pauvres à temps partiel subi, la propension des
entreprises à licencier et à ne pas embaucher les personnes de plus de
cinquante ans, sans parler du chômage persistant, il est irréaliste de
penser que les travailleurs et chômeurs d'aujourd'hui en France
valideront suffisamment de trimestres pour aboutir à 41, puis 42
annuités.

En augmentant le nombre d'annuités à 41 ans, le but du Gouvernement
n'est pas de sauver les retraites par répartition : il est au contraire
d'empêcher l'obtention de pensions complètes, puisqu'il ne prévoit pas
les financements nécessaires. Or, qui dit pensions incomplètes dit
obligation de les compléter par l'épargne individuelle. Inutile de que
les fonds de pension soutiennent cette soi-disant réforme.

Les Verts rappellent que l'urgence est de garantir l'avenir des
retraites par répartition et que seule une réforme d'envergure pourra
répondre à un tel enjeu. Au contraire d'un nivellement par le bas qui
frappe les moins riches, celle-ci devra s'appuyer sur une solidarité
étendue : notre proposition d'élargir l'assiette des cotisations
employeurs à l'ensemble de la valeur ajoutée va dans ce sens. Une telle
mesure permettrait en effet de moderniser l'assiette des prélèvements
sociaux sans pénaliser les industries de main-d'oeuvre.

Le besoin de financement si l'on reste à 40 ans de cotisations, sera de
1,3 % du PIB en 2020 et de 2,3 % en 2040. Cet accroissement est
dérisoire au regard des exonérations de cotisations patronales
actuelles (1,4 % du PIB en 2007). Les retraites nécessitent 10
milliards d'euros par an, tandis que le paquet fiscal qui bénéficie à
une minorité de contribuables riches coûte chaque année 15 milliards
d'euros.


Les Verts soutiennent les manifestations pour les retraites et contre
la mise en place des 41 annuités de cotisation qui se dérouleront le 22
mai dans toute la France.
Martine Billard, députée, et Anne Souyris, porte-parole nationale les
représenteront notamment lors de la manifestation parisienne débutant à
14h30 à Bastille.
__________
Anne Souyris, porte parole nationale des Verts

10.04.2008

Loi OGM : un recul grave passé inaperçu

Les Verts déplorent que le débat public d'hier scandant le vote solennel sur les Loi OGM n’ait porté que sur Nathalie Kosciusko-Morizet, empêchant qu’il ne s'attache aux véritables dangers sanitaires, environnementaux et démocratiques de la loi OGM.

Ce pataquès tombe à point nommé pour le gouvernement. Il rappelle étrangement le dérapage contrôlé de Rama Yade au moment de la venue de Khadafi.

Quelle est la recette du contre-feu médiatique cuisiné à la sauce Sarkozy ?

Prenez d'abord une attitude machiste malheureusement très répandue : désignez une jeune femme convaincue de votre gouvernement pour appât. Harcelez-la discrètement pour qu'elle s'emporte publiquement au nom de ses idées - une remarque un peu acide contre les méthodes de la vieille garde de l’UMP fera l’affaire. Glissez le tout dans un journal de l'après-midi quitte à accuser ensuite les journalistes d'avoir menti. Laissez mijoter le tout. Ajoutez une pincée d’outrage gouvernemental... votre soupe de contre-feu médiatique prête à servir!

Pourtant, le moment est grave : Contre les engagements pris lors du Grenelle, contre l’avis de 70 % des Français, le gouvernement a réussi nous faire ingurgiter les OGM sans qu’on parle beaucoup du fond de la loi elle-même !

Rappelons, entre autres, que la loi qui vient d’être votée autorise les OGM dans toutes la production française à hauteur jusqu'à 0,9 % sans que les consommateurs en soient avertis. Rappelons aussi que les OGM pesticides, à la différence des autres pesticides, n’ont jamais été testés dans les mêmes conditions que les autres sur la chaîne alimentaire et humaine. A cela s’ajoutent un délit discriminatoire de destruction d’OGM et une responsabilité juridique de contamination OGM qui portera sur les agriculteurs exclusivement plutôt que sur les semenciers.

Seul, l'amendement Chaissaigne, portant sur l'article 4 et protégeant les produits labellisés d'une présence OGM supérieure à 0,9%, est une avancée : mais ses chances de passer les fourches caudines du Sénat sont bien moindres, et de cette loi, tout est à parier qu'il ne restera qu'une protection légale majeure pour les semenciers OGM. Les dindons de la farce? Les paysans, les consommateurs, la santé, la biodiversité, la liberté, la démocratie.

Malheureusement, le débat public et médiatique d'hier n’a pas porté sur ces questions, mais sur : NKM va t’elle s'excuser (rassurez-vous, elle l'a fait)? Quelle va t’être sa sanction?

Oui, les députés ont voté la loi à une très courte majorité. Oui, une petite poignée de députés de la majorité présidentielle a résisté à la pression du lobby semencier. Mais aujourd'hui la production et la consommation non-OGM a perdu. Et l'heure est grave.
Dans le même temps, 3 mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende étaient requis contre 58 faucheurs volontaires hier à Chartres et l'Etat poursuit un certain nombre de faucheurs pour refus de subir un prélèvement d'ADN destiné à les inscrire au fichier national de la délinquance.

Les Verts dénoncent un projet social, juridique et judiciaire qui s'attaque aux libertés publiques les plus fondamentales : celles consistant à préserver la santé et l'avenir de tous et de toutes sans exercer aucune violence sur les personnes. Avec la nouvelle loi, cette attaque en règle aura maintenant plus que jamais un certificat de bonne conduite : pas de statut ni de protection pour les lanceurs d'alerte, mais 2 ans de prison et 75 000 euros pour les contrevenants au tout-culture OGM …Ce sont pourtant les faucheurs volontaires qui ont permis d'ouvrir les yeux sur le mais Monsanto 810 aujourd'hui interdit. Qui, demain, va nous permettre d'y voir clair?

Que va-t-on nous inventer lors de la seconde lecture de la loi au Sénat pour empêcher les Français de saisir qu'on leur impose les OGM contre leur volonté?

Anne Souyris
Porte-parole nationale des Verts

03.04.2008

Les engagements du Grenelle sont trahis

Communiqué de presse des Verts du 3 avril 2008
OGM : Les engagements du Grenelle sont trahis !


Quelle coïncidence ! En pleine discussion du projet de loi sur les OGM, la société Biogemma vient de relancer la procédure de saisie immobilière contre Gilles Lemaire, ancien secrétaire national des Verts et faucheur volontaire, condamné en 2005, avec 4 autres faucheurs, à une amende exorbitante de 200 000 euros.

De leur côté, les sénateurs UMP ont introduit un amendement qui crée un délit spécifique et durcit encore la répression contre les faucheurs volontaires, notamment l’article 4 qui vise à museler toute velléité de contestation.

Les conclusions du Grenelle avaient pourtant admis le droit de produire sans OGM et par conséquence les faucheurs volontaires avaient été reconnus par le ministre de l’écologie et par le président de la république eux-mêmes comme étant des « lanceurs d’alerte ».

Les Verts dénoncent la trahison des engagements du Grenelle par les sénateurs UMP qui relayent le lobbying des grands semenciers contre la majorité de l’opinion et contre l’intérêt général.

Les Verts exigent à  nouveau, conformément à l’esprit du Grenelle, une amnistie des tous les faucheurs volontaires sans exception aucune.

Jean Louis Roumégas,
Porte-parole

01.04.2008

Motion votée au Cnir le 29 mars

Déclaration des Verts sur le Tibet : CNIR du 29 mars 2008

Vive le Tibet libre !

Les Verts expriment horreur et indignation face à la brutale répression par les autorités chinoises des manifestations nationalistes au Tibet, répression qui a fait au moins 140 morts.

Ces manifestations démontrent qu’un demi-siècle d’annexion, de répression, d’acculturation et de colonisation par les autorités chinoises n’a pu venir à bout de l’aspiration à la liberté du peuple tibétain, ni de sa capacité de résistance. Après plus de 54 ans d’occupation chinoise, le bilan de cette annexion est accablant :

-  un million 250 000 morts
-  Plus de 6 000 temples détruits
-  Stérilisations et avortements forcés
-  Tortures systématiques sur les prisonniers
-  Le niveau de vie le plus bas de la R.P. de Chine
-  L’environnement gravement menacé (déforestation massive, surexploitation des ressources minières, destruction des espèces animales sauvages, stockage de déchets radioactifs, essais nucléaires...)
-  Des millions de colons chinois dans les régions annexées de l’Amdo (Qinghaï) et du Kham (Sichuan) Depuis 1987, d’importantes manifestations ont eu lieu Durement réprimées (des centaines de morts), elles furent suivies d’un an de loi martiale (1989-90). Aujourd’hui, les autorités chinoises poursuivent leur « normalisation » et intensifient la colonisation. Mais le peuple tibétain résiste toujours...

Après des décennies de répression par la loi chinoise, la frustration du peuple tibétain a explosé dans les rues sous forme de protestations et d’émeutes. Avec les feux de la rampe braqués sur les Jeux Olympiques à venir en Chine, les tibétains réclament au monde un changement.

Le gouvernement chinois a dit que les protestataires qui ne se sont pas encore rendus "seront punis". Ses leaders sont en ce moment même en train de faire un choix crucial entre l’escalade de la brutalité ou le dialogue qui pourrait déterminer le futur du Tibet et de la Chine.

Nous pouvons influer sur ce choix historique. La Chine tient à sa réputation internationale. Il est nécessaire que le président chinois Hu Jintao entende que le succès du logo "made in China" et aussi des prochains Jeux Olympiques ne sera assuré que s’il fait le bon choix.

Les Verts appellent la communauté internationale à réagir avec la plus grande fermeté contre la répression du peuple tibétain, qui constitue une illustration particulièrement dramatique de la triste situation des droits de l’Homme et de la liberté en Chine : arrestations systématiques et camps de travail pour les opposants milliers d’exécutions annuelles, censure de la presse, monopartisme du Parti communiste un mépris qui se reflète à l’extérieur par le soutien aux régimes criminels de Birmanie ou du Soudan. Pour les Verts, les Jeux olympiques de 2008 doivent être l’occasion pour chacun, particulièrement pour le monde sportif, de faire entendre sa voix en faveur des droits de l’Homme et de la démocratie en Chine, en faveur du peuple tibétain. Les Verts réaffirment leur soutien au droit à l’autodétermination du peuple tibétain. Mais ils soutiennent aussi toutes les manifestations de défense des droits humains, sociaux et environnementaux qui pourront avoir lieu. A propos de la défense des droits démocratiques, sociaux et environnementaux dans ce pays continent . C’est Les Verts soutiennent l’action du collectif Chine JO 2008 regroupant les associations de droits de l’homme et ses 8 revendications :

-  Libérer les personnes emprisonnées depuis les manifestations de Tian An Men (1989) et tous les prisonniers d’opinion
-  Mettre fin au contrôle de l’information, y compris sur Internet
-  Suspendre les exécutions sur tout le territoire chinois en vue d’aboutir à l’abolition de la peine de mort
-  Supprimer la détention administrative
-  Mettre un terme à la pratique systématique de la torture
-  Permettre la constitution de syndicats libres et indépendants
-  Supprimer l’article 306 du Code pénal, qui permet la - Mettre fin aux expulsions forcées des citoyens de leur logement ou de leurs terres.

Il n’est pas vrai que nous ne puissions rien faire face à la Chine. Nous avons tous une responsabilité dans cette affaire, C’est pourquoi les Verts demandent :

1) La constitution d’une d’une commission d’enquête internationale sur la répression au Tibet pouvant se rendre sur place avant les JO d’août 2008 Dans ce cadre, Ils demandent à la commission des droits de l’homme du parlement européen et à sa Présidente en titre de se saisir du dossier et d’intervenir pour qu’une délégation du Parlement européen puisse aller d’urgence à Lhassa

2) Le boycottage des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Olympiques pour marquer le refus de cautionner les boucher de Lhassa, le Président Hun jin tao et ses collègues du Bureau Politique du Parti Communiste Chinois. Le Président Sarkozy, en particulier comme président de l’UE doit clairement dire dés maintenant qu’il ne se rendra pas à ce rendez-vous de soutien aux criminels qui organisent l’ethnocide culturel du peuple tibétain. Les Verts français en liaison avec les Verts européens . présenteront en ce sens aux Global Greens une résolution à Sao - Paulo demandant aux gouvernements du monde entier de suspendre leur participation aux cérémonies d’ouverture et de clôture.

3) L’engagement du président de l’UE en exercice durant les JO de recevoir le Dalaï lama, responsable de la lutte politique non violente du peuple tibétain

4) La suspension des accords nationaux d’aide au développement à un pays qui est une des premières puissances mondiales. L’APD accorde cette année pour 300 millions d’euros à un pays qui ne respecte aucun de ses engagements signés sur les droits de l’homme, aucune clause sociale ou environnementale.

5) Les Verts demandent à leurs élus de tout faire d’ici août 2008 pour faire pression sur les dirigeants chinois. Ils leur demandent de faire apposer sur les frontons des collectivités un drapeau tibétain pour symboliser la résistance de ce peuple .

6) Ils demandent à ces communes le parrainage de prisonniers d’opinion tibétains. Nous voudrions que chaque commune, parrainant un prisonnier, puisse par l’interpellation des autorités chinoises, aider à la libération de celui-ci.

7) les Verts demandent à leurs élus de veiller à ce que dans chaque accord de coopération décentralisée, de marchés publics passés avec des entités publiques ou privées chinoises, des clauses sociales et environnementales soient imposées et négociées avec l’aide d’ONG environnementales existantes en Chine.Ils demandent à ce que dans chaque jumelage effectué , les délégations se rendant en Chine interpellent leurs homologues sur la situation des droits de l’homme au Tibet et dans le reste de la Chine.

8) Ils soutiennent l’appel de Romain Mesnil, vice-champion du monde à la perche et président du syndicat des athlètes français , de porter un ruban vert durant les JO pour montrer l’attachement des athlètes au respect des droits de l’homme et ils demandent que ce symbole synonyme d’espoir soit portés par tous ceux qui refusent ces JO de la honte.

9) Ils appellent à faire du 7 avril le jour où la flamme passera par Paris, une journée de lutte contre les Jeux Olympiques. Partout où passera la flamme, partout doit retentir le cri du peuple tibétain.

10) Ils soutiennent la mise en place d’un boycottage ciblé de produits chinois fabriqués par les prisonniers politiques,, par les enfants et en dehors de toutes normes de qualité ou en contre façon.. Dans ce cadre, ils demandent la suspension immédiate des négociations d’accords entre Areva et la chine portant sur la construction de centrales nucléaires

25.03.2008

Le train pour tous

Augmentation du prix des billets de train : les Verts défendent le train pour tous.

Le débat sur les bénéfices de la SNCF est en train de prendre une drôle d'orientation. Il semble, comme l'a laissé entendre le secrétariat d'état aux transports, que le gouvernement envisage une hausse du péage ferroviaire qui conduirait à l'augmentation du prix des billets.

Après l'annonce de la fermeture massive des gares de fret, cette augmentation du prix des billets de train démontrerait une deuxième fois la trahison d'un des engagements majeurs issus du Grenelle de l'environnement : le soutien au transport ferré, soutien indispensable pour tenter de lutter contre le réchauffement climatique.

Les Verts n'approuvent pas non plus une politique qui se résumerait à faire de la SNCF un gigantesque opérateur de logistique comme les autres.

Les Verts rappellent leur engagement pour un service public ferroviaire de qualité. Les bénéfices de la SNCF doivent servir à améliorer la qualité du transport de ses voyageurs, et surtout à maintenir les liaisons sur les lignes secondaires voire à permettre, en lien avec les collectivités locales, des ré-ouvertures de lignes comme Caen-Flers, Laval-Mayenne ou Sablé-Segré-Chateaubriant.

Cécile Duflot
Secrétaire Nationale des Verts

19.03.2008

Bilan des municipales pour les Verts

Légère progression des Verts dans le Valenciennois

Les Verts du Valenciennois étaient un peu plus présents dans ces élections municipales de mars 2008 que lors des précédents scrutins. En effet, dans plusieurs communes du Valenciennois et du Denaisis, ils présentaient des candidats, adhérents ou sympathisants, sur des listes conduites par des candidats Verts, PC, PS ou DVG. Ils avaient aussi apporté leur soutien à la liste de Laurent Depagne à Aulnoy-lez-Valenciennes et à celle de Pierre-Michel Bernard à Anzin.

Leur nombre d’élus progressent un peu par rapport à la mandature précédente, même si c’est une légère progression.

Les Verts se félicitent tout d’abord de la victoire de Luc Coppin, maire sortant Vert, à Fresnes-sur-Escaut. Alain Deruche, candidat en 23e position, n’est malheureusement pas élu.
A Marly, du fait de la victoire de la liste de gauche PC-PS-Verts, conduite par Fabien Thiémé, ils comptent désormais une élue, Janine Lecaille, secrétaire des Verts du Valenciennois.
A Saint-Saulve, la liste d’opposition comptait une nouvelle adhérente Verte, réélue, Annie Morel.
A Haspres, les Verts, membre de la majorité sortante, sont reconduits dès le premier tour avec près de 60% des voix, malgré une triangulaire avec deux adhérents Michel Moreau et Sylvie Plouchart, et deux sympathisants, Chantal Lemoine et Bruno Flament. Les Verts et écologistes compteront deux adjoints, Michel Moreau, 3e adjoint et Chantal Lemoine, 5e adjointe.
Enfin, à Bouchain, Thérèse Le Goff est réélue conseillère municipale, mais elle siégera désormais dans l’opposition.
Enfin, les Verts étaient aussi présents sur la liste de Jacques Marissiaux, reconduit dans ses fonctions, à Bruay avec Martine Garcia, mais cette dernière n’est malheureusement pas élue.

D’autres Verts ne seront pas élus.
A Valenciennes, les Verts étaient présents sur la liste Valenciennes Citoyenne, conduite par Jean-Claude Dulieu (PC). Ils n’ont pas d’élu, mais le 1er non élu sur la liste est Patrick Beaudoin, Vert.
A Saint-Amand, les Verts étaient présents sur la liste conduite par le PS avec Vivien Guihard et Aurore Dupire, pas d’élu.
A Raismes, les Verts étaient présents sur la liste Raismes la Forêt avec Caroline Jouneau-Sion. Pas d’elu.

Pour ma part, j'étais directeur de campagne d'une liste citoyenne-démocrate-écologiste à Escaudain. Avec 19,9% au premier tour, nous obtenons 3 élus. 

Enfin, les Verts qui n’avaient donné aucun soutien ou aucune investiture dans le canton de Denain, se réjouissent de la victoire de Patrick Roy à Denain.

12.03.2008

Une nouvelle donne politique locale

Les résultats de l'élection municipale à Escaudain sont connus depuis dimanche soir, mais quelques heures après l'énoncé de ces derniers, et après une réflexion sur les scores des uns et des autres, mais surtout le nombre d'élus de chaque groupe politique, il est temps de faire une analyse plus fine de la nouvelle situation politique locale. Escaudain se retrouve après le scrutin de dimanche dans la situation de Denain en 2001, avec un groupe PS capable de bloquer la ville, voire même de faire tomber la majorité municipale. Le PS détient la clef du maintien de la stabilité politique escaudinoise. Espérons, pour Escaudain et les Escaudinois, que cela n'aboutisse pas aux mêmes querelles qu'entre socialistes et communistes denaisiens ces dernières années, et que les ambitions des uns et des autres ne soient pas pénalisantes pour l'avenir de la commune.

En effet, les électeurs escaudinois pensent sans doute avoir renforcé Jacky Laure et le parti communiste et que les grands perdants de cette élection 2008 sont Jean-Louis Foulon et le Nouvel Elan Escaudinois. Certes, le Nouvel Elan est la liste qui a fait la campagne la plus longue et la plus productive (tant en termes de tracts, que de visites de quartiers ou de réunions publiques), mais pour une première élection sous ses propres couleurs, elle réunit 20% des voix exprimées et conserve trois élus comme dans le mandat précédent. C'est une défaite, car Jean-Louis Foulon et ses troupes espéraient mieux, au moins un 2e tour et une 2e place, mais c'est une défaite somme toute honorable. En revanche pour les autres forces politiques, les évolutions sont plus contrastées. Deux forces politiques locales perdent en nombre d'élus (le PC et l'Unic), une autre est stable, mais avec une marge de progression (Les Républicains de Gauche) et une force progresse fortement (le Parti socialiste).

Analyse.

Deux forces politiques régressent
Jacky Laure et Francis Dufour présentaient chacun un large sourire dimanche soir. L'un parce qu'il était reconduit dans ses fonctions à la suite de la victoire de la liste de rassemblement de (certaines) forces de gauche qu'il conduisait (rappelons que seuls le PC et le PS soutenaient la liste de la majorité sortante. Ni le MRC, ni le PRG, ni surtout les Verts ne soutenaient Agir Ensemble). Le second parce qu'il arrivait en deuxième position et devançait d'un peu plus de 2% la liste Un nouvel élan pour Escaudain. Pourtant, le PC et l'Unic sont les deux grands perdants de ces élections. En effet, en termes d'élus, voire de voix, chacune des ces deux forces perd des positions. Le PC avait 12 élus dans le mandat précédent. A la suite des négociations avec le PS pour les échéances de 2008, les communistes escaudinois n'ont plus que 9 élus, soit 25% d'élus en moins. Ils ne conservent le contrôle du groupe Agir Ensemble (23 élus) que grâce à l'appui des Républicains de gauche. Mais ils perdent la majorité du conseil municipal à eux seuls (dans le précédent mandat, PC et Rep de gauche avaient 15 élus sur 29, ils ne sont plus que 12. En outre, le PC perd un poste d'adjoint au profit du PS. Mais il gagnera un poste de conseiller délégué.
L'Unic lui perd un peu plus de 7% des voix entre 2001 et 2008 (il y a sept ans, la liste Unic rassemblait un peu moins de 30% des électeurs, 22% cette année). En termes d'élus, la chute est identique au PC, 25% en moins : Francis Dufour ne pourra plus compter que sur 3 élus au lieu de 4, dont un ancien socialiste, Gérard Descamps.

Deux forces sont stables
Deux autres forces politiques locales gardent leurs positions au sein du Conseil municipal avec 3 élus chacun. Il s'agit des Républicains de gauche et du Nouvel Elan Escaudinois. Les Républicains de gauche, ces candidats présentés sur le quota du PC mais n'ayant pas de carte au parti de Marie-George Buffet, étaient trois dans le précédent mandat (Bernard Pécaut, Edith Gil, Franca Petrioli), dont un adjoint. A l'issue des élections de dimanche, ils gardent trois élus (dont Franca Petrioli), mais au vu des négociations PC/PS, ils risquent de perdre leur poste d'adjoint, à moins que le PC ne leur concède l'un de ses quatre postes. Ils ont dans l'avenir une marge de progression en termes d'élus. En effet, Edith Gil était candidate en 24e position. Elle pourra regagner le Conseil municipal assez rapidement à la faveur de la démission d'un élu de la majorité. Le Nouvel Elan Escaudinois, lui, présent pour la première fois sous ses couleurs à ces élections municipales, réunit près d'une voix exprimée sur cinq. Le groupe sortant composé de deux élus ex-Unic (Jean-Louis Foulon et Daniela Piras) et d'un élu indépendant, ex-EEM, (Eric Depauw) retrouve le même nombre d'élus, même si - à part Jean-Louis Foulon - de nouvelles têtes siégeront au Conseil (Muriel Buisine et José Gamez). Trois élus sortants, trois élus dans la future mandature : stabilité absolue.

Une force en nette progression
En fait, le grand vainqueur de ces élections, c'est le Parti socialiste. En effet, Claude Cauliez et ses amis ont négocié un très bon accord, aux dépens de leurs alliés communistes. Dans le mandat précédent, le PS avait 7 élus (4 élus entre 1995 et 2001 quand il était dans l'opposition à la majorité PC/PI). Avec le départ progressif de Gérard Descamps à l'Unic, il pouvait compter sur 6 voix. Il double désormais quasiment son nombre d'élus, avec 11 socialistes présents au conseil. Il progresse aussi en termes de responsabilité puisqu'il passe de trois adjoints à quatre adjoints et deux conseillers municipaux délégués. Le PS, obligé de respecter les accords fédéraux, qui veulent que les socialistes soutiennent le maire PC sortant sous peine d'être exclus, a accepté de suivre Jacky Laure et ses amis, mais en obtenant une grande force d'influence voire de nuisance. Avec 11 élus (voire 12, tout dépendra ce que fera Gérard Descamps à l'avenir...), il détient la clef du futur conseil. Que fera-t-il? On connaît les ambitions de Claude Cauliez, qui fut candidat malheureux aux cantonales, et qui n'a pas réussi à garder le canton de Denain dans le giron du PS. Il voudra tôt ou tard occuper le fauteuil majoral. Et vus les équilibres, cela promet de beaux combats internes.

Quel avenir?
Jacky Laure, maire sortant, était et reste le ciment de la majorité sortante et de la nouvelle majorité. L'accord entre PC et PS, voulu par les instances fédérales, n'était possible qu'avec le maintien du maire sortant. Jacky Laure n'avait officialisé sa nouvelle candidature que tardivement (après l'été) et après des demandes répétées, notamment du PS, comme il l'a indiqué à plusieurs reprises dans des entretiens à la presse ou dans des textes. Jamais les communistes n'aurait suivi une liste conduite par Claude Cauliez. Jamais les socialistes n'auraient suivi une liste conduite par Bruno Saligot. Les militants des deux partis ne le cachaient pas depuis des mois et des mois. L'union ne pouvait se faire qu'autour du nom du maire sortant. Mais ce dernier, âgé de 72 ans, fera-t-il un mandat complet? Que se passera-t-il si un jour Jacky Laure décide de quitter ses fonctions de maire? En cas de démission de ce dernier, le PC aurait 8 élus, les Républicains de gauche 4 élus et le PS 11 élus (12 avec Gérard Descamps, s'il retourne dans son ancienne famille...). 12 élus partout... pour deux candidats : Bruno Saligot pour le PC et Claude Cauliez pour le PS. Et ces équilibres restent vrais tant que les Républicains de gauche soutiennent en bloc le PC. Si l'un d'eux se rapproche du PS... L'Unic qui a soutenu le PC aux cantonales soutiendra-t-elle toujours le PC à ce moment-là? Ce qui est sûr, c'est que le Nouvel Elan ne prendra pas part aux déchirements à venir. Ne prendra parti ni pour le PC, ni pour le PS. Pour Escaudain et les Escaudinois, et c'est un comble, il est à espérer que Jacky Laure soit maire jusqu'en 2014, car nul doute que le vers est dans le fruit... De toute façon, les électeurs pensent avoir voté pour un maire, Jacky Laure. Comment réagiront-ils s'ils se retrouvent avec un autre maire au cours du mandat du fait d'une démission? Le respect des électeurs, c'est aussi cela.

Benoît Berthé
Journaliste.
Porte-parole des  Verts du Valenciennois
Conseiller national des Verts.

17.05.2007

Tribune d'Alain Lipietz dans Libération

Au-delà des décombres
L'écologie doit être l'anneau manquant entre le Parti
socialiste et le centre.


Par Alain LIPIETZ, député européen.
   
L'alternance n'a pas joué. Les Français ont
majoritairement préféré une politique sociale et
sécuritaire dans la continuité aggravée de celle menée
depuis cinq ans. Et les premiers jours du Président
annoncent la couleur : discours «modernisateur»
ringardisant l'opposition, et corruption passive
(plusieurs siècles de Smic acceptés en cadeaux privés
du grand patronat en quelques heures !).
On dit Thatcher + Berlusconi. Il faudrait ajouter
Giscard (la modernisation de 1974) et Menem
(l'ex-président argentin, pour le mélange de
populisme, d'ultralibéralisme et de liens festifs
affichés avec le business).
Les fautes tactiques du PS sont les raisons les plus
repérables de la défaite. Ce parti a cultivé
l'illusion qu'il avait perdu l'élection de 2002 à
cause de la «dispersion». En réalité, la gauche était
déjà très minoritaire. Renonçant à «l'alliance de la
gauche et des écologistes» qui l'avait emporté en 1997
et 2004, il a cru pouvoir profiter du «vote utile»
pour écraser ses alliés. Puis il n'a pas osé offrir ce
qui aurait pu autonomiser le centre de la droite : une
forte dose de proportionnelle.
Cette incapacité tactique reflète le désarroi de sa
direction et la crise d'une gauche sortie en lambeau
des débats sur la laïcité et sur le référendum
européen. Un consensus s'est écroulé, qui remontait
parfois à l'affaire Dreyfus.
Avoir voté non, «contre Chirac et le Medef», au
référendum de 2005 : compréhensible. Avoir cru qu'un
non déboucherait sur un meilleur traité : erreur
admissible. Mais que des dirigeants de gauche n'aient
pas osé expliquer que, face à un capital européanisé,
il fallait européaniser la politique et accepter un
pas en avant vers une constitution fédérale, c'est
ignorer la définition du libéralisme qu'ils prétendent
combattre. Le non de 2005, reconduction de l'Europe
ultralibérale existante, annonçait la «non-alternance»
de 2007. Quand des musulmanes refusent le voile qu'on
les oblige à porter : bravo. Que des militantes
approuvent l'exclusion de jeunes filles qui le portent
en signe de révolte ou d'identité, c'est n'avoir rien
compris aux enjeux libérateurs de 1905.
Le camp progressiste est en crise profonde.
L'impression de bricolage qu'a parfois donnée la
campagne de Royal traduisait non l'impréparation d'une
femme, mais la tentative d'y répondre en allant
piocher ailleurs que dans les carrières épuisées de la
vieille gauche, sous le silence étourdissant des
intellectuels.
En face, Sarkozy offrait un bloc idéologique cohérent,
Thatcher-Reagan-Bush avec les moyens de Berlusconi. Et
ce bloc a clairement une base sociale, la «société en
sablier». Un quart de siècle de libéralisme a si bien
remodelé la société qu'il y a aujourd'hui deux France.
Sarkozy a su incarner l'une, tout en séduisant une
partie de l'autre. Il y a la France des gagnants ou de
ceux qui peuvent encore espérer gagner, jeunes
décrochant enfin un emploi, entrepreneurs, rentiers,
papy-boomeurs (mais pas les mamy-boomeuses !) aux
retraites et à l'épargne confortables, qui se sont vu
offrir des gages par Sarkozy. Et il y a l'autre
France, qui s'est retrouvée derrière Royal, mais dont
une partie a voté Sarkozy, qui a su capter les mythes
sécuritaires et identitaires lepénistes, baume pour
son désespoir.
Terrible est la disparition de la conscience de soi
ouvrière, cette conscience de pouvoir un jour
construire un monde nouveau. La gauche n'a pas compris
que le modèle scandinave dont elle se gargarise
suppose une implication négociée des travailleurs dans
le processus de production. «Réhabiliter la valeur
travail», ce n'est pas faire travailler les gens plus
tôt et plus longtemps. C'est rendre à chacun la fierté
d'une activité qualifiée, participant aux choix
techniques, gratifiante, avec un statut stable.
Plus largement, la gauche n'a pas su inventer une voie
pour le XXIe siècle répondant aux défis des crises
écologiques et de la mondialisation, dont les réponses
sont essentiellement européennes. La pollution n'a pas
de frontière : on ne peut agir contre le changement
climatique et les molécules tueuses qu'en domptant le
marché par une politique européenne. Les marchandises
et les capitaux circulent librement à travers l'Europe
: il faut des droits sociaux européens. Elle n'a pas
su non plus, au niveau local, inventer une version
plus chaleureuse, de la protection sociale : sécurité
contre la solitude et les peurs de la vieillesse. Car
le sentiment d'insécurité ne peut être combattu que
par un resserrement des liens sociaux. Cela passe par
une relance de l'activité associative, du tiers
secteur d'économie sociale et solidaire, des régies de
quartiers, tout autant que par une police de
proximité.
Europe, tiers secteur, implication des travailleurs,
furent avec l'écologie (évacuée d'un pacte en début de
campagne) les grands absents de cette campagne. Ils
pourraient devenir les piliers d'une gauche nouvelle.
La galerie des «traîtres» illustre ce qui ne peut plus
durer dans la gauche à venir. Besson : les complicités
imprudentes avec les technocrates du grand capital.
Tapie : les tendresses pour l'entreprenariat un peu
canaille. Allègre : l'arrogance scientiste. Glucksmann
et le versant autoritaire de Mai 68. Charasse et le
sexisme. Et aussi la
gauche-qui-refuse-de-se-salir-les-mains, les Onfray
appelant un jour au non au traité européen, le
lendemain au vote nul face à Sarkozy.
Tout n'est pas perdu. La droitisation de la droite a
déclenché son antidote : une scission du centre.
L'électorat de Bayrou a donné la majorité à Royal dans
les centres-ville et dans tout l'Ouest. Ailleurs, avec
le FN, il a assuré le triomphe de Sarkozy. Cette
brèche entre la droite et une partie du centre a
permis à l'Italie de sortir du règne de Berlusconi.
Les électeurs de Bayrou qui n'ont pas osé voter Royal
auraient pu inverser le résultat. Ils peuvent encore
le faire au vote décisif, le deuxième tour des
législatives.
La gauche ne doit pas pour autant s'aligner sur le
centre, mais se rénover de façon à pouvoir le rallier
à elle. Et l'anneau manquant entre le centre et la
gauche est à chercher dans l'écologie politique. Car
l'écologie, urgence universelle, ne peut être réalisée
que sous les valeurs de solidarité, avec les armes de
la démocratie, face à la dictature des marchés.

Soutien aux anti-OGM

Avec les Verts, le combat contre les OGM continue !

L'élection d'un nouveau Président de la République et la nomination d'un nouveau gouvernement ne remet pas en cause la détermination des Verts à combattre les plantes génétiquement modifiées.

Les 26 et 27 février dernier, 32 Faucheurs Volontaires comparaissaient devant le Tribunal d'Orléans  pour avoir neutralisé une parcelle d'essai de maïs OGM à Villereau (Loiret) le 14 août 2006 et pour avoir pour certains refusé de donner leur ADN au cours de leur garde à vue.
Le procureur de la République avait requis jusqu'à 6 mois de prison (dont trois mois ferme), 3000 euros d'amende et deux ans de privation de droits civiques à l'encontre de ces militants, parmi lesquels figure Guy Wanderpepen, 72 ans, retraité, habitant à Hestrud (Nord).
Le jugement sera rendu le jeudi 24 mai à 14 h 30 à Orléans.

Le jeudi 31 mai, la Cour de Cassation examinera le pourvoi déposé par les 39 Faucheurs Volontaires condamnés le 27 juin 2006 par la Cour d'Appel d'Orléans pour le fauchage d'une parcelle de maïs OGM en août 2004 à Greneville (Loiret). Trois nordistes sont concernés : Guy Wanderpepen, Annette Rimbert (conseillère municipale de Baisieux) et Dominique Plancke (conseiller régional et conseiller municipal de Lille), qui ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis. Jean-Emile Sanchez, ancien porte parole de la Confédération Paysanne a été condamné à deux mois de prison ferme.

Les Verts
seront aux côtés des Faucheurs Volontaires et du collectif anti-OGM du Nord Pas de Calais à Orléans le 24 et à Paris le 31 pour soutenir ces militants.

Sondage après sondage, une large majorité de français et de paysans réaffirment leur opposition aux OGM en plein champ. Le nouveau Président doit le prendre en compte et mettre en place un moratoire, comme l'Autriche et la Hongrie l'ont fait récemment, avec le soutien de la France.

Et pour imposer ce moratoire, il faut des députés Verts à l'Assemblée Nationale. Voter pour les candidats Verts aux législatives le 10 juin, c'est aussi combattre les OGM dans les champs et dans les assiettes.

                                                                                                                    Bernard Despierre, secrétaire régional des Verts Nord Pas de Calais

N.B. :
Dominique Plancke a déjà été condamné en 2005 à deux mois de prison avec sursis par la Tribunal de Lille dans l'affaire dite des "Onze d'Avelin" (arrachage de betteraves OGM en septembre 2001). Il est à nouveau convoqué devant le Tribunal de Toulouse le 2 octobre pour une action anti-OGM menée en juillet 2006 à St Hilaire (31).

La mobilisation régionale du début de l'année contre les projets d'essai de pommes de terre OGM par la société BASF à Duisans dans le Pas de Calais et à Septvaux dans l'Aisne avait amené le gouvernement à refuser ces essais.

11.04.2007

EPR : Communiqué d'Hélène Flautre

Publication du décret d'autorisation de l'EPR: un coup de force

 

 

Hélène Flautre dénonce la publication aujourd'hui du décret autorisant la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville. Elle y voit une fuite en avant de la France qui choisit le coup de force pour construire ce réacteur.

 

"Il semble qu'il soit toujours impossible en France de débattre publiquement du nucléaire, de son utilité, de ses dangers. Le gouvernement fait preuve d'un cynisme sans borne en agissant ainsi en catimini un mois à peine après les manifestations contre l'EPR qui avaient réunies des dizaines de milliers de personnes dans plusieurs villes françaises" a t'elle déclaré.

 

"Areva est aujourd'hui en train de construire un réacteur de type EPR en Finlande qui se révèle être pour l'instant un véritable gouffre financier" rappelle Hélène Flautre. Ce réacteur d'une capacité de 1600 Megawatts pourrait atteindre un déficit avoisinant le milliard d'euros alors que, dans le même temps, les entreprises danoises, leaders dans l'éolien, ont vendu des turbines pour une capacité de 20 000 MW en Inde, en Chine et aux Etats-Unis. Alors, non, le nucléaire n'est la pas la success story industrielle que l'on prétend bien souvent."

 

"Rappelons également que la France a été désavoué dans sa tentative de faire passer le nucléaire pour une énergie renouvelable lors du dernier sommet européen consacré à la lutte contre le changement climatique et les émissions de gaz à effet de serre."

 

"Il est donc plus que temps pour la France de débattre publiquement de sa politique énergétique pour tirer un véritable bilan écologique, industriel et énergétique du tout nucléaire et adopter, comme bon nombre de nos partenaires européens, un plan de sobriété et d'efficacité énergétique."